Lors de la disparition d’une personne aimée, nous sommes accablés, bouleversés, anéantis. La terre semble s’ouvrir sous nos pieds et nous sommes envahis par le désespoir et parfois par un sentiment d’injustice.

C’est normal et profondément humain : Jésus lui même n’a-t-il pas pleuré à la mort de son ami Lazare ? Alors, il n’y a pas de honte à ne pas être plus fort que le Christ.
Cependant, nous avons reçu la grâce de la Foi et nous savons que la mort n’est pas définitive, nous sommes tous appelés à la vie éternelle avec nos chers disparus.
C’est ce que nous proclamons tous les dimanches en récitant en communauté le Credo : je crois en un seul Dieu… et j’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
Quelle belle profession de Foi! Il est vrai que croire à cette vie après la mort est vraiment un acte de Foi qui défie la science et la logique ; mais notre adhésion à la promesse que le Seigneur nous fait est notre contribution à ce bonheur parfait qui nous attend avec ceux et celles qui nous ont précédés.
Oui, en nous rappelant tout cela, la fête des défunts, appelée aussi commémoration des fidèles défunts, prend tout son sens : nous empruntons, avec nos morts comme guide, ce chemin de foi et de sainteté que nous sommes tous et toutes invités à suivre chaque jour.
Ainsi, soyons dans la joie avec le Christ ressuscité et avec tous celles et ceux que nous avons aimés et qui contemplent déjà son visage rayonnant.
Anne Lebeugle